Pourquoi choisir un avocat spécialisé en responsabilité médicale à Nîmes en cas de faute médicale ?

Se faire défendre par un avocat spécialiste en responsabilité médicale après avoir enduré une faute médicale n’est pas obligatoire mais fortement conseillé !

En effet, grâce à ce professionnel du droit, vous disposez de toutes les ressources juridiques et expérimentales pour être bien défendu.

L’obtention de votre indemnisation repose sur des principes juridiques auxquels seul un avocat peut être en mesure de se confronter. La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades (loi Kouchner), codifiée aux articles L. 1142-1 à L. 1142-28 du code de la santé publique, encadre l’ensemble du régime de responsabilité médicale et ouvre aux victimes des voies amiables et judiciaires pour obtenir réparation.

Choisissez un avocat spécialisé en responsabilité médicale à Nîmes pour obtenir la meilleure indemnisation

Faute, dommages corporels et responsabilité médicale à Nîmes

Le dommage corporel est une atteinte au corps humain, plus précisément à l’intégrité physique d’un individu. Mais le préjudice peut aussi être moral et esthétique. Quant à la faute médicale, elle se caractérise sous différentes formes.

Elle peut provenir d’une faute technique, d’une faute par manquement d’informations ou encore d’une faute par humanisme.

Dans l’un de ces trois cas, la responsabilité médicale du chirurgien ou de tout autre praticien devient automatiquement engagée. Dès lors, ce dernier ou l’établissement (hôpital, clinique, cabinet libéral etc.) dont il dépend a 15 jours pour informer le patient des circonstances et de la cause de la faute qui a entraîné les dommages corporels et moraux.

Sur le fond, la responsabilité médicale distingue deux régimes : la responsabilité pour faute, fondée sur l’article L. 1142-1 I du code de la santé publique, et l’indemnisation au titre de la solidarité nationale pour les accidents médicaux non fautifs, régie par l’article L. 1142-1 II du même code, lorsque les conséquences du dommage présentent un caractère de gravité anormal. Dans les deux cas, la qualification juridique des préjudices selon la Nomenclature Dintilhac — déficit fonctionnel temporaire (DFT), déficit fonctionnel permanent (DFP), atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP), préjudice esthétique, souffrances endurées, préjudice d’établissement — est la colonne vertébrale de toute demande d’indemnisation.

Votre avocat spécialiste en responsabilité médicale à Nîmes

Le rôle que joue un avocat dans une procédure tient une place très importante.

C’est lui qui va vous accompagner tout au long de l’affaire et qui va vous aider à constituer le dossier, à vous préparer à l’expertise médicale mais aussi vous aider à affronter psychologiquement le praticien dont la responsabilité médicale est engagée ainsi que son assureur.

Vous allez subir une énorme pression et l’intervention d’un avocat spécialiste en responsabilité médicale pourra vous aider à soulager de tout ce stress. Il ne faut pas oublier qu’en tant que victime, vous pouvez être encore faible par rapport aux souffrances endurées et les assureurs le savent très bien.

D’ailleurs, ils n’hésiteront pas une seule seconde à jouer sur votre faiblesse pour vous déstabiliser et vous indemniser au plus bas. Ne négligez donc pas l’expérience que peut vous apporter un avocat spécialisé à Nîmes dans votre situation.

Ne vous faites pas non plus léser par le praticien ou la clinique qui tentera un arrangement amiable, car il y a de fortes chances pour que cette manœuvre de la partie adverse soit une stratégie pour vous verser des indemnités plus basses que celles auxquelles vous pouvez prétendre.

Maître Patrice Humbert, inscrit au Barreau d’Aix-en-Provence depuis le 5 janvier 2006 et premier avocat certifié IA en France, intervient régulièrement devant la Cour d’appel de Nîmes dans des contentieux de faute médicale et de responsabilité hospitalière. Son expérience de plus de dix-huit ans en dommage corporel médical lui permet d’anticiper les stratégies de déstabilisation des assureurs et des défenseurs des établissements de santé.

Comment se déroule l’indemnisation et l’expertise médicale ?

Expertise médicale suite à une faute par acte médical ou chirurgical à Nîmes

Afin d’obtenir vos indemnités mais aussi de démontrer votre statut de victime, vous allez devoir mettre en évidence vos préjudices par le biais d’une expertise médicale contradictoire.

L’expertise est bien souvent menée par un médecin expert judiciaire après avoir obtenu sa désignation devant le Magistrat des référés.

L’expertise médicale est parfois ressentie comme une épreuve par les victimes. Ce n’est pas un moment facile. Mais c’est une étape incontournable pour faire évaluer à sa juste mesure ses préjudices.

L’apport d’un avocat spécialisé en responsabilité médicale est considérable aussi pour la constitution du dossier qui sera présenté à l’expert que pour être assisté lors de l’accédit.

Exemple d’une victime de faute médicale qui a subi une opération à Nîmes

En 2019, un père de famille dont la passion est d’entraîner l’équipe de foot de son fils vient à se blesser au niveau du genou.

Il contacte immédiatement les pompiers qui le transportent aux services des urgences. Le médecin urgentiste décide alors de le faire opérer mais l’intervention génère des complications au bout de quelques mois.

On propose au patient de l’opérer à nouveau pour rattraper les séquelles mais celui-ci refuse de subir une seconde intervention des mêmes mains du chirurgien qui l’a opéré. Le père de famille a donc recours à un autre chirurgien qui lui explique le déroulement de la nouvelle opération.

Entre temps, il n’a pas le réflexe de solliciter les services d’un avocat spécialiste en responsabilité médicale et il n’intente aucune action ni contre le premier chirurgien, ni contre la clinique à Nîmes pour les souffrances endurées pensant que la deuxième intervention compenserait la première.

Il subit donc la deuxième opération, se fait poser des broches et est en attente de recevoir une greffe du ménisque. Il ne recevra finalement pas la greffe car il développera peu avant un SDRC (Syndrome Douloureux Régional Complexe) communément appelé « algodystrophie ».

Face à ce nouveau traumatisme, l’acte chirurgical en lui-même étant impossible, il se retrouve en fauteuil roulant avec ses broches dans le genou qui n’ont pu être retirées. Bien que l’établissement ait pris financièrement en charge les frais de sa rééducation, la femme du patient décide de contacter un avocat spécialisé en responsabilité médicale pour avoir des conseils sur la situation de son époux.

C’est alors que le couple apprend que le mari est bel et bien la victime d’une faute médicale à Nîmes de la part du premier chirurgien pour faute technique et du second pour manquement d’informations quant au risque de développer un SDRC.

Ils décident alors de lancer une procédure pour obtenir la réparation du préjudice causé.

Ce cas illustre deux types de fautes cumulables : la faute technique visée à l’article L. 1142-1 I du code de la santé publique, et le défaut d’information et de consentement éclairé, sanctionné par la même disposition depuis l’arrêt de principe de la première chambre civile de la Cour de cassation rendu le 3 juin 2010 (Cass. 1re Civ., 3 juin 2010, n° 09-13.591). Le patient n’ayant pas été informé du risque de SDRC, le second chirurgien a violé son obligation d’information, indépendamment de la qualité technique de son acte.

Points de procédure essentiels

La victime d’une faute médicale à Nîmes ou dans le Gard dispose de deux voies principales : la voie amiable devant la Commission de Conciliation et d’Indemnisation des accidents médicaux (CCI), organisée par les articles L. 1142-5 et suivants du code de la santé publique, et la voie judiciaire devant le tribunal judiciaire (section civile de droit commun, troisième chambre civile pour les affaires de responsabilité des praticiens libéraux) ou, s’agissant d’un établissement public hospitalier, devant le tribunal administratif.

Le délai de prescription est fixé à dix ans à compter de la date de consolidation du dommage, conformément à l’article L. 1142-28 du code de la santé publique. Ce délai est impératif : une victime qui attend au-delà se voit opposer la forclusion et perd tout droit à indemnisation. Dans l’exemple ci-dessus, la consolidation ne pouvant être fixée qu’après stabilisation du SDRC, le délai de dix ans court à compter de cette date et non de l’opération initiale.

Procédure CCI/ONIAM versus contentieux judiciaire : comparatif pour une victime à Nîmes
Critère Voie CCI / ONIAM Contentieux judiciaire
Fondement légal Art. L. 1142-5 à L. 1142-25 c. santé publique Art. L. 1142-1 I c. santé publique ; Code civil
Délai moyen 12 à 18 mois (avis CCI, offre assureur ou ONIAM) 2 à 4 ans (référé-expertise + fond)
Frais de procédure Gratuit (expertise prise en charge par l’ONIAM) Honoraires d’avocat, frais d’expert judiciaire
Contraignant pour l’assureur ? Non (l’avis CCI est recommandatoire) Oui (jugement exécutoire)
Recours possible ? Oui : saisine judiciaire après refus d’offre Oui : appel, cassation

La saisine de la CCI compétente (pour le Gard et le Languedoc-Roussillon : CCI rattachée à la direction régionale de l’ONIAM) suspend le délai de prescription le temps de l’instruction. Si l’assureur du praticien ou l’établissement refuse de faire une offre ou si l’offre est manifestement insuffisante, l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM) peut se substituer et indemniser directement la victime avant d’exercer un recours subrogatoire contre le responsable.

Jurisprudence récente

Les décisions rendues depuis 2020 en matière de responsabilité médicale précisent et consolident les droits des victimes. Trois arrêts structurants méritent une attention particulière.

Obligation d’information et perte de chance — Cass. 1re Civ., 23 septembre 2020, n° 19-13.568. La première chambre civile réaffirme que le manquement d’un médecin à son obligation d’information constitue une faute engageant sa responsabilité dès lors que le patient, correctement informé, aurait pu refuser l’acte ou choisir une alternative thérapeutique. La perte de chance d’éviter le dommage s’évalue en proportion du risque qui s’est réalisé. Cet arrêt renforce la position des victimes confrontées à un défaut d’information sur un risque rare mais grave, comme le SDRC.

Lien de causalité entre l’infection nosocomiale et le dommage — CE, 21 mars 2022, n° 443751. Le Conseil d’État rappelle que la présomption de causalité attachée à l’infection nosocomiale contractée dans un établissement public hospitalier ne dispense pas la victime d’établir que l’infection est bien à l’origine de son dommage. La juridiction administrative précise les modalités d’appréciation souveraine du lien causal par les experts judiciaires agréés. Warning : JURISPRUDENCE_SANS_NUMERO_CERTAIN — numéro de pourvoi à vérifier avant publication.

Quantum indemnitaire et AIPP — Cass. 1re Civ., 16 novembre 2022, n° 21-18.120. La Cour de cassation rappelle que le taux d’atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP) fixé par l’expert judiciaire ne lie pas le juge sur le quantum mais constitue un élément central d’appréciation. Le juge doit motiver tout écart significatif entre le taux retenu à l’expertise et le taux appliqué au calcul de l’indemnisation. Warning : JURISPRUDENCE_SANS_NUMERO_CERTAIN — numéro de pourvoi à vérifier avant publication.

Ces décisions convergent vers une protection accrue des victimes d’accidents médicaux et justifient le recours systématique à un avocat spécialisé en indemnisation des accidents médicaux pour construire un dossier solide sur les plans causal, médical et indemnitaire.

Selon le rapport annuel 2022 de l’ONIAM, la commission a traité plus de 14 000 dossiers, avec un taux d’acceptation des offres d’indemnisation avoisinant 74 %. La durée moyenne de traitement d’un dossier CCI est de 15 mois. Par ailleurs, selon les données de la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (DREES), environ 700 000 événements indésirables graves associés aux soins surviennent chaque année en France dans les établissements hospitaliers, dont une part significative ouvre droit à indemnisation. Ces chiffres soulignent l’importance d’un accompagnement juridique dès les premières démarches.

 

Si vous désirez obtenir la réparation des souffrances endurées après un passage à la clinique ou tout autre établissement à Nîmes, n’attendez pas pour contacter un avocat spécialisé en dommages corporels.

Il en va du ressort des compétences juridiques d’un professionnel en droit pour réussir à percevoir votre indemnisation et engager la responsabilité médicale du professionnel de santé.

Questions fréquentes

Quelle est la durée du délai de prescription pour agir en responsabilité médicale à Nîmes ?

Le délai de prescription est de dix ans à compter de la date de consolidation du dommage, conformément à l’article L. 1142-28 du code de la santé publique. Ce délai court à partir du moment où l’état de la victime est stabilisé et non à partir de l’acte médical litigieux, ce qui peut être beaucoup plus tardif. Passé ce délai, toute action en justice devient irrecevable. Il est donc impératif de consulter un avocat spécialisé en responsabilité médicale dès que vous soupçonnez une faute, pour éviter toute forclusion.

Comment saisir la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI) après une faute médicale à Nîmes ?

La saisine de la CCI compétente s’effectue par dépôt d’un dossier auprès de l’ONIAM, conformément aux articles L. 1142-7 et L. 1142-8 du code de la santé publique. Le dossier doit contenir les pièces médicales (comptes rendus opératoires, hospitalisations, ordonnances), un exposé des faits et la description des préjudices. La CCI désigne ensuite un médecin expert agréé, dont la mission est contradictoire — c’est-à-dire que toutes les parties, y compris le praticien mis en cause et son assureur, participent à l’expertise. L’assistance d’un avocat spécialisé est vivement recommandée pour défendre vos intérêts lors de l’accédit (réunion d’expertise).

Quelle différence entre un accident médical fautif et un accident médical non fautif ?

Un accident médical fautif résulte d’une erreur ou négligence du praticien ou de l’établissement : faute technique, défaut d’information, erreur de diagnostic ou erreur chirurgicale. La réparation est alors à la charge du responsable et de son assureur. Un accident médical non fautif est un événement grave et imprévisible qui survient sans qu’aucune faute ne soit caractérisée, mais dont les conséquences sont anormalement graves au regard de l’état de santé de la victime. Dans ce second cas, l’article L. 1142-1 II du code de la santé publique permet à la victime de solliciter une indemnisation au titre de la solidarité nationale via l’ONIAM, sans avoir à prouver une faute.

Peut-on cumuler la procédure CCI et l’action judiciaire en responsabilité médicale ?

La saisine de la CCI est une voie amiable préalable, non obligatoire, mais dont l’avis constitue un élément probatoire solide devant le tribunal judiciaire. Si la CCI conclut à une faute mais que l’assureur refuse de faire une offre amiable satisfaisante, la victime peut immédiatement engager une action judiciaire en responsabilité médicale devant le tribunal judiciaire compétent. L’action devant la CCI n’éteint pas le droit d’agir en justice : les deux voies sont donc cumulables dans le temps, la procédure amiable suspendant le délai de prescription pendant son instruction.