Votre avocat faute médicale à Marignane
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COMMENT TROUVER SON AVOCAT A MARIGNANE POUR UNE FAUTE MEDICALE ?
Vous recherchez un Avocat pour une erreur médicale à Marignane ?
Vous avez eu des difficultés inhérentes à votre état de santé ? Votre condition physique s’est dégradée ?
La seule issue est le recours à un praticien et d’envisager une intervention. Néanmoins, lors de l’acte chirugical, rien ne s’est déroulé selon les préconisations habituelles.
Vous allez plus mal qu’avant l’intervention. L’intervention du praticien a été mal exécutée.
Vous êtes victime de complications importantes et l’on ne vous a pas informé de ces risques.
Il peut exister à la suite d’un acte médical que le chirurgien est commis des maladresses ou des imprudences dans l’utilisation de matériel.
En effet, la pose de matériel peut être imparfaitement réalisée.
Après votre opération médicale, vos séquelles sont importantes et son bien au delà de la normale.
Vous devez en parler à votre Avocat à Marignane, expert en erreurs médicales, qui vous donnera son analyse juridique de votre dossier.
Un ensemble de victimes a été suivi au sein de notre cabinet e nous avons pu faire ressortir de dossiers médicaux des négligences et maladresses médicales.
Faute médical à Marignane pour lors de la pose de prothèse de hanche
Voici l’affaire d’une cliente qui a été victime d’une coxarthrose évoluée invalidante justifiant la pose d’une prothèse totale de hanche gauche par voie postérolatérale.
Cette intervention a été réalisée mais sans les précautions nécessaires.
Or, lors de cet acte, le nerf sciatique a été atteint au niveau L5 et S1. Il aurait été sectionné par l’écarteur ou à tout le moins écrasé.
Le compte rendu opératoire rédigé par le chirurgien indique :
« Lors de la mise en place du cotyle, l’écarteur de charnley s’est déplacé. Je décide de le remettre en place mais je rends compte en peropératoire que celui-ci a lésé une partie du nerf sciatique sur environ 1 tiers de la circonférence. Je décide donc de réaliser une suture de la membrane péri-nerveuse au Prolène 5-0.
Nouvelle protection du nerf sciatique à l’aide d’une compresse roulée et mouillée.
Remise en place de l’écarteur de charnley tout en vérifiant l’absence d’incarcération du nerf sciatique dans l’écarteur.
Mise ne place du cotyle définitif »
Or, la victime va souffrir à sa sortie de l’intervention, d’importantes douleurs neuropathiques au niveau de la jambe et du pied gauches persistent.
La patiente est hospitalisée en clinique pour poursuivre le suivi post-opératoire et débuter sa rééducation.
Une visite au centre de la douleur a été effectuée avec retour à la clinique.
Depuis l’intervention, cette patiente ne dort plus et a vu ses douleurs augmenter. Elle ne parvient pas à avoir des plages de repos de plus de 3 à 4 heures.
Que faire en cas de faute médicale à Marignane ?
Cette victime n’a pas pu faire correctement sa rééducation vu son état de faiblesse (6 de tension debout).
La requérante est sortie de la clinique définitivement, quelques semaines plus tard.
Le compte rendu de la clinique de soins fait état des difficultés physiques et psychologiques de la cliente avec reprise de l’intégralité des restrictions d’activités et de mobilité à suivre ainsi que les aménagements et soins à mettre en place.
Cette dernière ne peut plus vivre seule et a besoin d’une assistance tierce personne quotidienne et continue.
Elle doit avoir recours notamment à un podologue pour entretenir ses pieds.
Du matériel médical a été acheté pour le domicile comme un déambulateur, des cannes anglaises et un coussin anti-escarre.
Il doit être installer des barres dans les toilettes, prévoir une douche à la place d’une baignoire, avec tabouret escamotable et barres de soutien.
Plus aucun escalier ne peut rester sans aménagement pour permettre à la cliente d’être déplacée et donc des plans inclinés sont installées à la place des marches.
Elle suit actuellement des séances de kinésithérapie.
Régulièrement, elle a été contrainte de se rendre aux urgences ne parvenant plus à faire face à d’insupportables douleurs.
Un traitement anti-douleur a débuté mais il reste aléatoire.
Il convient dès lors de saisir son avocat en droit médical.
Avocat à Marignane à la recherche de la faute médicale
Dans la pratique de leur art, les professionnels de santé sont susceptibles de commettre diverses fautes.
Cela dégénère en un principe de la responsabilité pour faute.
La responsabilité médicale est fondée sur les dispositions de l’article L.1142-1 du Code de la santé publique.
«Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d’un défaut d’un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d’actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu’en cas de faute ».
Ces actes fautifs peuvent consister en une exécution technique fautive.
Une maladresse, imprudence ou négligence au cours de la réalisation technique doit être imputé au chirurgien.
La maladresse comme faute médical du médecin
Dans le cas de notre cliente, il s’agit d’une maladresse fautive à savoir un acte engendrant des lésions graves qui auraient dû être évitées.
Plus particulièrement concernant une atteinte au nerf sciatique, l’appréciation des tribunaux est claire.
La section d’un nerf sciatique, la perforation d’une artère ou d’une paroi d’un organe est générateur de responsabilité.
En effet, parmi ces maladresses fautives, la section accidentelle d’un nerf est la plus fréquente.
Alors, la perte de chance d’échapper aux lésions est indemnisable.
L’imprudence comme faute médicale
La faute d’imprudence de la part d’un professionnel de santé peut résulter de plusieurs cas de figure.
Aussi, est fautif par imprudence la persistance à tenter de faire progresser un matériel médical provoquant des lésions.
Un pratique d’acte médical trop tardif en dépit des besoins et de l’état de santé de la patiente ou d’un enfant à naitre est une imprudence.
En ce sens : CA Aix-en-Provence, 5 mars 2015, n°13/15079.
C’est ainsi que l’imprudence dans l’analyse de l’état de notre cliente a été évoqué lors de l’étude du dossier.
L’indemnisation de l’acte médical fautif
L’importance des souffrances endurées et des préjudices subis par la cliente nécessite un examen minutieux par un expert avec à l’appui le dossier médical complet.
Votre avocat à Marignane, en erreur médicale, vous aidera à obtenir votre dossier médical.
Il se livrera avec vous à une analyse du dossier point par point afin de voir s’il manque des éléments.
Il fera alors une recherche du respect des obligations que doivent suivre les praticiens de santé.
Cela permettre alors à votre Avocat sur Marignane, en erreur médicale, de solliciter auprès d’un juge une expertise ciblée.
Il fera alors ressortir les manquements issus de la maladresse et de l’imprudence du chirurgien.
Face à sa pratique ardue de l’expertise médicale, votre avocat ne laissera pas passer les points de détails.
C’est souvent ces éléments qui font basculer un dossier médical en un dossier médical fautif.
Votre avocat à Marignane, expert en erreur médicale, a su au cours de plus de 20 ans d’expérience, avoir la connaissance de nombreux cas qui lui permettent aujourd’hui d’avoir une expérience très solide.
C’est ainsi que l’ensemble des cas, qu’il a pu rencontrer, lui donne des illustrations pratiques et une vision globale de la situation médicale.
Il est également paré à tous les arguments, récurrents à chaque expertise, dont font état les praticiens et leurs assurances.
Ces derniers, en effet, tentent toujours de faire qualifier l’acte médical fautif en aléa thérapeutique.
Il faut donc être d’une vigilance toute particulière et d’une grande prudence.
COMMENT CHOISIR SON AVOCAT A MARIGNANE ?
Si vous être victime d’une faute médicale à Marignane, il vous appartient désormais de prendre un rendez-vous avec notre cabinet d’avocats.
Nous serons en mesure de vous expliquer les tenants et les aboutissant d’une telle procédure en indemnisation.
Notre 1er rendez vous en matière médical n’est jamais payant. Il permet de faire connaissance mais surtout d’évaluer les possibilités de pouvoir mettre en oeuvre la procédure.
Surtout soyez le plus transparent possible pour que l’on puisse bien vous défendre.
Il ne faut rien cacher à son avocat car il pourra s’adapter en fonction de la situation et prévoir les attaques adverses.

Mairie de Marignane a proximité de notre cabinet d’avocats
A propos de l’auteur…

Patrice HUMBERT
Me Patrice HUMBERT, Avocat au Barreau d’Aix en Provence, a bénéficié de l’ensemble des enseignements juridiques et médicaux pour défendre les victimes de fautes médicales.
Maître HUMBERT est d’ailleurs le major de sa promotion dans le cadre de son enseignement auprès de la faculté de Médecine.
Il a obtenu ces résultat dans le cadre du diplôme universitaire Traumatismes crânio-cérébraux : aspects médicaux et sociaux au sein de la faculté de Médecine Montpellier-Nîmes de l’Université de Montpellier.
Maître Patrice HUMBERT est le référent en matière de droit de la santé au cabinet LEXVOX.
Tous les dossiers confiés au cabinet, aussi bien qui concerne les fautes médicales, que les accidents, sont systématiquement étudiés par ce dernier. Il transmet ensuite son analyse et ses recommandations tout au long du processus d’indemnisation de la victime auprès des collaborateurs du cabinet.
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Marignane, Vitrolles, Les Pennes-Mirabeau : un bassin d’emploi industriel et aéroportuaire, où beaucoup de dossiers médicaux commencent par un accident du travail ou une maladie professionnelle. Cette page explique comment s’articulent la prise en charge par la caisse, la reconnaissance de l’inaptitude, et la responsabilité médicale lorsque les soins eux-mêmes ont aggravé l’état.
Le tribunal compétent
Marignane relève du tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, et non de Marseille malgré la proximité géographique. Le même ressort couvre Vitrolles, Gardanne et Venelles. Les appels sont portés devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence.
Pour les soins dispensés dans un établissement public de santé, la responsabilité relève du droit administratif et le contentieux du tribunal administratif de Marseille. Pour une clinique ou un praticien libéral, c’est le juge judiciaire.
Le contentieux de la sécurité sociale — contestation d’un taux d’incapacité, refus de reconnaissance d’une maladie professionnelle, faute inexcusable de l’employeur — suit encore une autre voie : le pôle social du tribunal judiciaire, après passage obligatoire par la commission de recours amiable de la caisse ou par la commission médicale de recours amiable.
Trois procédures distinctes qu’il ne faut pas confondre
C’est la confusion la plus coûteuse, et elle est constante. Un même accident peut ouvrir trois procédures qui n’ont ni le même objet, ni le même juge, ni la même indemnisation.
- La prise en charge par la caisse. Elle est forfaitaire. Elle couvre les soins et verse des indemnités journalières, puis une rente si un taux d’incapacité permanente est reconnu. Elle ne répare pas l’intégralité du préjudice : ni les souffrances endurées, ni le préjudice d’agrément, ni le déficit fonctionnel permanent au sens du droit commun.
- La faute inexcusable de l’employeur. Lorsque l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger et n’a pas pris les mesures nécessaires, la victime obtient une majoration de sa rente et la réparation de préjudices complémentaires. Cette action se porte devant le pôle social.
- La responsabilité médicale. Si les soins consécutifs à l’accident ont eux-mêmes causé un dommage — geste chirurgical fautif, infection contractée à l’hôpital, retard de diagnostic —, une action distincte est possible contre le praticien ou l’établissement.
Ces trois voies peuvent coexister sur un même dossier. Elles s’articulent, elles ne s’annulent pas. Beaucoup de victimes s’arrêtent à la première parce que personne ne leur a expliqué les deux autres.
Taux d’incapacité et taux d’indemnisation : deux choses différentes
C’est le malentendu le plus répandu, et il coûte cher.
Le taux d’incapacité permanente attribué par la caisse sert à calculer une rente. Il est fixé selon un barème propre à la sécurité sociale, qui tient compte de la nature de l’infirmité, de l’état général, de l’âge et des aptitudes professionnelles.
Le déficit fonctionnel permanent retenu en droit commun mesure autre chose : l’atteinte définitive aux fonctions du corps humain, les douleurs permanentes et la perte de qualité de vie, indépendamment de toute considération professionnelle.
Les deux ne se confondent pas et ne se déduisent pas l’un de l’autre. Un taux de sécurité sociale ne préjuge pas de l’indemnisation qu’un juge accorderait, et l’inverse est vrai. Toute évaluation qui mélange les deux régimes est erronée.
La contestation d’un taux
Une décision de la caisse fixant un taux d’incapacité peut être contestée. Le délai est court — deux mois à compter de la notification — et le point de départ est la réception de la décision, ce qui rend l’enveloppe et sa date importantes.
La contestation d’une décision d’ordre médical passe par la commission médicale de recours amiable, puis, en cas d’échec, par le pôle social du tribunal judiciaire, qui ordonne une consultation ou une expertise médicale judiciaire.
Trois éléments font la différence dans ces recours : un certificat médical descriptif précis et à jour, la démonstration du retentissement professionnel réel, et l’assistance d’un médecin-conseil lors de l’examen.
L’inaptitude et le licenciement qui suit
Lorsque le médecin du travail déclare l’inaptitude, l’employeur doit rechercher un reclassement, sauf mention expresse dispensant de cette recherche. À défaut de reclassement, le licenciement pour inaptitude intervient.
Deux régimes coexistent, et la différence est financière. Si l’inaptitude a une origine professionnelle — accident du travail ou maladie professionnelle reconnus —, les indemnités dues au salarié sont plus favorables. D’où l’importance de la reconnaissance en amont : elle ne se joue pas au moment du licenciement, mais des mois plus tôt, lors de la déclaration.
Quand les soins aggravent l’état : la responsabilité médicale
Un accident du travail conduit à une intervention, l’intervention se complique. La question devient celle de la responsabilité du praticien ou de l’établissement, indépendamment de l’accident initial.
Les points examinés sont les mêmes qu’en droit commun : indication de l’acte, information préalable du patient, conformité du geste, qualité du suivi post-opératoire. Le fait que l’accident soit d’origine professionnelle ne modifie pas l’analyse de la faute médicale — il ajoute simplement une caisse au débat, puisque l’organisme social exercera son recours.
Deux régimes particuliers méritent d’être connus : l’infection nosocomiale, dont l’établissement répond de plein droit sauf cause étrangère, et l’aléa thérapeutique, indemnisé par l’ONIAM au titre de la solidarité nationale lorsque le dommage est grave et anormal, même sans faute.
Les délais à surveiller
- Deux ans pour l’action en reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur, à compter de l’accident, de la cessation du paiement des indemnités journalières, ou de la reconnaissance du caractère professionnel de la maladie.
- Deux mois pour contester une décision de la caisse, à compter de sa notification.
- Dix ans à compter de la consolidation pour l’action en responsabilité médicale (article L. 1142-28 du code de la santé publique).
Ces délais ne courent pas ensemble et ne se rattrapent pas. Le plus court est celui de la contestation d’un taux : deux mois passent vite quand on est en arrêt.
Par quoi commencer
- Conserver toutes les notifications de la caisse avec leur enveloppe : la date de réception fait courir les délais.
- Demander le dossier médical à l’établissement, en recommandé avec accusé de réception, en réclamant nommément comptes rendus opératoires, feuilles d’anesthésie, transmissions infirmières et imagerie.
- Demander le dossier de la caisse, qui contient les rapports du médecin-conseil et les pièces sur lesquelles le taux a été fixé.
- Réunir les éléments du poste de travail : fiche de poste, documents de prévention, comptes rendus du CSE, témoignages de collègues. Ils fondent la faute inexcusable.
- Faire analyser l’ensemble avant de choisir : les trois procédures ne se déclenchent pas dans le même ordre selon les dossiers.
Le cabinet sur le secteur
Le cabinet LEXVOX AVOCATS, dont le siège est à Arles, reçoit également à Aix-en-Provence, 4 rue du Quatre-Septembre, et suit les dossiers de Marignane, Vitrolles et du pourtour de l’étang de Berre. Maître Patrice Humbert est titulaire des certificats de spécialisation du Conseil national des barreaux en droit du dommage corporel et en responsabilité médicale.
La première consultation est gratuite et sans engagement. Elle sert à examiner les pièces et à vous dire quelles procédures votre situation ouvre réellement. Aucune démarche n’est engagée sans votre accord écrit préalable, et aucun résultat n’est promis.
SELARL LEXVOX AVOCATS HUMBERT RAYBAUD & ASSOCIES — Arles — 04 90 54 58 10 — contact@avocat-lexvox.com
La faute inexcusable : ce que le juge examine réellement
La faute inexcusable de l’employeur n’est pas une faute grave au sens du droit du travail. Sa définition est plus précise, et c’est ce qui la rend démontrable : l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel le salarié était exposé, et il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver.
Deux éléments, donc, et deux terrains de preuve.
- La conscience du danger se prouve par des documents antérieurs à l’accident : document unique d’évaluation des risques mentionnant — ou omettant — le risque réalisé, comptes rendus du comité social et économique, signalements du salarié ou de ses collègues, alertes de la médecine du travail, incidents antérieurs de même nature, courriers de l’inspection du travail.
- L’absence de mesures se prouve par ce qui manquait : protection collective inexistante, équipement individuel non fourni ou inadapté, absence de formation à la sécurité au poste, consigne écrite jamais diffusée, maintenance non effectuée.
Deux présomptions allègent la charge de la preuve. Celle qui joue au bénéfice du salarié intérimaire ou en contrat à durée déterminée affecté à un poste à risque sans avoir reçu la formation renforcée à la sécurité. Et celle qui s’applique lorsque le risque avait été signalé à l’employeur avant l’accident.
Ce qui est reconnu en cas de succès : la majoration de la rente, portée à son maximum lorsque la faute est établie, et la réparation de préjudices que la caisse ne couvre pas — souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d’agrément, perte de possibilité de promotion professionnelle, et le déficit fonctionnel permanent en tant que tel.
Les préjudices complémentaires, un par un
C’est ce que la prise en charge forfaitaire de la caisse laisse de côté, et c’est souvent l’essentiel du dossier.
- Les souffrances endurées — physiques et psychiques, sur toute la période allant de l’accident à la consolidation.
- Le déficit fonctionnel permanent — l’atteinte définitive aux fonctions du corps, les douleurs permanentes, la perte de qualité de vie. Distinct du taux d’incapacité de la caisse, il s’évalue selon les critères du droit commun.
- Le préjudice esthétique, temporaire et permanent.
- Le préjudice d’agrément — toute activité spécifique de loisir devenue impossible, pas seulement sportive.
- La perte de possibilité de promotion professionnelle, poste propre à la faute inexcusable.
- L’assistance par tierce personne, y compris pour des besoins modestes mais quotidiens.
- L’aménagement du logement et du véhicule, lorsque les séquelles l’imposent.
Aucun barème officiel ne fixe ces montants : ils résultent de référentiels indicatifs et de la jurisprudence, appréciés cas par cas. Toute somme annoncée avant l’expertise doit être regardée avec méfiance.
Qui peut financer la procédure
- La garantie protection juridique, souvent incluse dans un contrat habitation, automobile ou une carte bancaire, ou dans les garanties d’une convention collective. Elle couvre tout ou partie des honoraires et des frais d’expertise. Premier document à vérifier.
- L’aide juridictionnelle, sous conditions de ressources.
- Le soutien syndical, sur les dossiers de faute inexcusable, notamment pour rassembler les documents de prévention et les témoignages.
Questions fréquentes sur le secteur
Marignane dépend-elle du tribunal de Marseille ?
Non. Malgré la proximité, Marignane relève du tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, comme Vitrolles, Gardanne et Venelles. Les appels sont portés devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence.
La caisse a reconnu mon accident du travail : mon indemnisation est-elle complète ?
Non. La prise en charge de la caisse est forfaitaire : soins, indemnités journalières, puis rente si un taux d’incapacité est reconnu. Elle ne répare ni les souffrances endurées, ni le préjudice d’agrément, ni le déficit fonctionnel permanent au sens du droit commun. Ces postes supposent d’établir la faute inexcusable de l’employeur, ou la responsabilité d’un tiers.
Mon taux d’incapacité me paraît trop bas. Que faire ?
Le contester dans les deux mois de la notification, en passant par la commission médicale de recours amiable. Conservez l’enveloppe : c’est la date de réception qui fait courir le délai. Un certificat médical descriptif à jour et l’assistance d’un médecin-conseil lors de l’examen sont les deux éléments qui font la différence.
Puis-je agir contre l’employeur et contre l’hôpital en même temps ?
Oui. La faute inexcusable et la responsabilité médicale sont deux actions distinctes, devant deux juges différents, avec deux délais différents. Elles s’articulent, elles ne s’excluent pas.
Combien de temps ai-je pour engager l’action en faute inexcusable ?
Deux ans, à compter de l’accident, de la cessation du paiement des indemnités journalières, ou de la reconnaissance du caractère professionnel de la maladie. C’est le délai le plus court des trois procédures, et le plus souvent laissé passer.