En cas de fissure du ménisque interne, un arrêt de travail est nécessaire pour le patient. Les symptômes, telles que la souffrance au genou, nécessitent souvent une intervention chirurgicale comme l’arthroscopie ou la meniscectomie pour la réparation de la lésion meniscale. L’opération est suivie d’une phase de rééducation pour restaurer la fonction articulaire. En cas de difficultés, l’assistance juridique d’un avocat, notamment à Aix-en-Provence mais aussi à Avignon ou partout ailleurs en France, peut être utile pour traiter les questions liées au travail et à la santé.

Lésion méniscale : la démarche avec un ménisque déchiré

Si vous avez récemment expérimenté une blessure ou lésion de rupture au genou, plus précisément une déchirure du ménisque interne jusqu’à la partie externe, vous vous posez probablement la question : est-il judicieux de marcher avec des ménisques déchirés ?

De plus, nous vous offrons une série de recommandations pour marcher sans aggraver la blessure, en détaillant également les loisirs et pratiques que vous pouvez ou ne devriez pas faire avec un ménisque interne déchiré.

Marcher avec un ménisque déchiré : est-ce une bonne idée de marcher avec une lésion au genou ?

Quand on demande aux spécialistes s’il est judicieux de marcher avec un ménisque déchiré, leur réponse est généralement qu’il est bénéfique de faire de courtes promenades.

En effet, cela permet aux muscles de se renforcer, facilitant ainsi la récupération postopératoire sans aucun risque.

Cependant, il y a certains points à prendre en compte après l’intervention de chirurgie des ménisques :

  1. Juste après la blessure ou lésion aux ménisques, il est probable que la zone affectée soit enflée. Pendant cette période, le repos est de mise.
  2. Si vous devez vous déplacer durant les premiers jours de l’intervention de chirurgie, l’utilisation de béquilles est recommandée pour éviter de surcharger la partie blessée et d’aggraver la déchirure.
  3. Une fois l’enflure diminuée, vous pouvez commencer par de courtes promenades, ne dépassant pas 30 minutes et utiliser une genouillère pour soutenir les articulations.
  4. Après l’acte chirurgical, la marche est également conseillée, sauf en cas de souffrance intense.

Le mouvement accélère la récupération après l’intervention de chirurgie. C’est pourquoi il est toujours recommandé de marcher après l’opération des ménisques, à condition de ne pas ressentir de douleurs aiguës. En effectuant de courtes promenades, les muscles de la région méniscale se renforcent, aidant le cartilage à se rétablir et à perdre sa rigidité.

Ce qu’il faut éviter en cas de déchirure

Savoir quelle activité éviter en cas de déchirure du ménisque est essentiel. Les déchirures sont généralement causées par un mouvement brusque pendant une activité sportive ou par un mauvais mouvement. Les douleurs commencent habituellement à l’intérieur du genou et se propage à l’extérieur, provoquant une inflammation.

En cas de déchirure, il faut cesser toute activité qui provoque de la douleur ou des symptômes tels que blocage, claquement et instabilité. De plus, durant les premiers jours, il est recommandé d’appliquer du froid, d’élever la jambe et parfois d’utiliser un bandage. Cela peut aider à prévenir l’accumulation de liquide synovial.

Cependant, il faut également éviter :

  • Le changement brusque de direction ou de vitesse de marche.
  • Le saut.
  • Les squats.
  • La rotation répétée du genou.
  • Les fentes ou foulées.
  • Les sports de contact.
  • Les rotations du corps avec le pied fixe.
  • Les pompes forcées.

Il est courant de se demander s’il est bon de marcher dans cette condition. Cependant, il y a d’autres questions importantes, comme la possibilité de monter et descendre des escaliers. En règle générale, écoutez votre corps. Si vous n’avez pas mal, ce n’est pas interdit, mais faites attention à la flexion et à la rotation.

Et si vous avez déjà subi un acte chirurgical ? Cela dépend en fonction du type d’opération méniscal en clinique ou hôpital. Si le ménisque a été réparé, vous ne pourrez pas monter et descendre les escaliers pendant trois mois. En revanche, s’il s’agit d’une méniscectomie, vous pourrez le faire sans problème, mais avec prudence.

Activités réalisables en la condition

Toute activité provoquant des douleurs doit être immédiatement stoppée. Cependant, une fois que la douleur initiale a disparu et que vous souhaitez prévenir l’atrophie musculaire, il y a certaines activités que vous pouvez faire sans risquer d’aggraver la blessure.

Voici quelques exemples :

  1. Le vélo : tenez compte de certaines recommandations, comme vous assurer que le vélo est à votre taille, prêter attention à la flexion et à l’extension de votre articulation et vérifier la position de la selle.
  2. La marche rapide : toujours en portant les bonnes chaussures et en veillant à ne pas faire de mouvements brusques avec les articulations.
  3. La course : cela doit également être fait avec des chaussures appropriées, sans changer brusquement de rythme, sur un terrain plat et souple et en évitant les descentes abruptes.
  4. L’aquagym ou la natation : évitez la nage en brasse.
  5. Le yoga : mais soyez attentif à certaines postures.

Renforcer le genou avec un ménisque interne déchiré (lésions méniscales)

En plus de cette série d’exercices que nous allons détailler ci-dessous, il faut consulter un physiothérapeute ou un ostéopathe pour évaluer votre situation et vous proposer le traitement le plus approprié pour la lésion méniscale.

Cela comprend :

  1. Extension : Allongez-vous sur le sol et placez le talon de la jambe blessée sur une serviette enroulée, à une hauteur d’environ 15 cm. Maintenez cette position pendant environ deux minutes. Répétez 2 ou 3 fois.
  2. Flexion : Essayez de rapprocher vos talons de vos fesses. Vous pouvez répéter cet exercice autant de fois que vous le souhaitez, à condition que vous ne ressentiez pas de douleur. Commencez en douceur.
  3. Étirement : Cet exercice est très efficace. Debout face à un mur, placez vos mains à hauteur des yeux. Tendez une jambe derrière vous, en gardant votre pied à plat sur le sol, tandis que l’autre reste pliée. Maintenez la position pendant 15 à 30 secondes.
  4. Relevés de jambes : Allongé sur le sol, soulevez votre jambe blessée.

Ces exercices simples peuvent grandement aider votre rétablissement.

Mais n’oubliez pas, en cas de douleurs méniscales, la meilleure chose à faire est d’arrêter toute activité ou exercice en rapport avec la lésion.

Fissure du ménisque interne : un obstacle à la reprise du travail

Lorsqu’une personne souffre de fissures du ménisque interne, elle est confrontée à de nombreux défis, parmi lesquels la douleur au genou, la nécessité d’une intervention chirurgicale et l’arrêt temporaire de son travail.

Symptômes de fissures méniscales

La fissure du ménisque interne provoque généralement une douleur aiguë dans le genou, souvent accompagnée d’un gonflement. D’autres symptômes peuvent inclure une sensation de blocage de l’articulation du genou et une difficulté à bouger le genou normalement. La douleur peut varier en intensité et peut être constante ou occasionnelle. Le patient peut également remarquer une certaine instabilité dans l’articulation du genou.

Diagnostic d’une lésion méniscale

Le diagnostic d’une lésion méniscale est habituellement confirmé par une IRM. Ce type d’examen permet au médecin chirurgien de visualiser clairement les ménisques et d’autres structures des articulations du genou, y compris le cartilage, le ligament croisé et le tibia. En outre, l’IRM peut aider à identifier la zone spécifique de la fissure et sa gravité.

Traitement de la fissure du ménisque partielle ou totale

En ce qui concerne le traitement, une fissure partielle ou totale du ménisque peut parfois guérir d’elle-même, en particulier si la fissure est petite et située dans une partie du ménisque bien vascularisée. Dans ce cas, le médecin peut recommander une approche conservatrice, avec du repos, de la glace et des médicaments pour soulager la douleur méniscale.

L’arthroscopie et la meniscectomie

L’arthroscopie est une opération minimale, durant laquelle le chirurgien utilise un arthroscope (un instrument fin muni d’une caméra) pour examiner et traiter les lésions méniscales à l’intérieur de l’articulation du genou. L’arthroscopie est très courante !

En cas de meniscectomie, une partie ou la totalité du ménisque est retirée. Cette opération est généralement réalisée en dernier recours, lorsque les autres options de traitement n’ont pas réussi, car elle peut augmenter le risque d’arthrose à long terme.

La suture méniscale

La suture méniscale est une autre option pour les patients présentant des fissures méniscales. Cette opération consiste à coudre les fissures pour favoriser leur cicatrisation. Cette technique est particulièrement efficace lorsque les fissures sont situées dans une partie du ménisque qui reçoit un bon approvisionnement en sang, ce qui favorise la cicatrisation méniscale du patient.

Responsabilité médicale en cas d’erreur chirurgicale sur le ménisque

Lorsqu’une intervention chirurgicale sur le ménisque donne lieu à un résultat défavorable — aggravation de la lésion, infection nosocomiale post-arthroscopique, défaut d’information préopératoire, section accidentelle d’un ligament croisé — la victime peut engager la responsabilité du praticien sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, issu de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades (loi Kouchner). Cette disposition distingue deux régimes : la responsabilité pour faute du professionnel de santé, et la prise en charge par la solidarité nationale pour les accidents médicaux non fautifs présentant un taux d’atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP) supérieur à 24 %.

Le patient qui s’estime victime d’une erreur chirurgicale sur le ménisque dispose de deux voies de recours complémentaires. La première est la saisine de la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI), instance régionale gratuite et contradictoire, qui ordonne une expertise médicale en application de l’article L. 1142-8 du code de la santé publique. L’expert désigné par la CCI évalue le lien de causalité entre l’acte chirurgical et le dommage, ainsi que l’AIPP résultante. La seconde voie est l’action devant le tribunal judiciaire, compétent pour les praticiens libéraux et les cliniques privées, ou devant le tribunal administratif pour les établissements publics de santé.

La prescription extinctive est de dix ans à compter de la date de consolidation du dommage, conformément à l’article L. 1142-28 du code de la santé publique. La consolidation correspond à la stabilisation de l’état de santé du patient, moment à partir duquel l’expert évalue définitivement les séquelles. Un patient opéré du ménisque qui conserve des séquelles fonctionnelles durables — déficit de flexion, arthrose secondaire précoce, douleurs chroniques — doit impérativement faire évaluer son taux d’AIPP par un médecin conseil indépendant avant tout accord transactionnel.

Pour en savoir plus sur la procédure d’indemnisation, consultez notre guide sur la responsabilité médicale et l’indemnisation des victimes. Les patients concernés par une infection survenue après l’arthroscopie trouveront des informations complémentaires dans notre article sur l’indemnisation des infections nosocomiales. La procédure devant la CCI est détaillée dans notre page consacrée à la saisine de la Commission de Conciliation et d’Indemnisation.

Procédure amiable CCI/ONIAM vs contentieux judiciaire — comparatif pour une victime d’erreur chirurgicale sur le ménisque
Critère Procédure CCI / ONIAM Contentieux judiciaire (tribunal judiciaire)
Coût initial Gratuit (expertise prise en charge par la CCI) Frais d’expertise judiciaire (consignation)
Délai moyen 12 à 18 mois 2 à 4 ans (selon juridiction)
Expertise médicale Expert agréé ONIAM, contradictoire Expert judiciaire désigné par le tribunal
Caractère contraignant Avis non contraignant (offre d’indemnisation) Décision de justice exécutoire
Prescription applicable 10 ans à compter de la consolidation (art. L. 1142-28 CSP)
Recours possible Action judiciaire si offre refusée ou insuffisante Appel devant la Cour d’appel

Jurisprudence récente

La jurisprudence en matière de responsabilité médicale chirurgicale orthopédique illustre la rigueur croissante des juridictions civiles et administratives sur la qualification de la faute et l’évaluation du préjudice.

Cass. 1re Civ., 14 avril 2021, n° 19-23.135 — La première chambre civile rappelle que le chirurgien est tenu d’une obligation d’information préalable sur les risques prévisibles de l’intervention, même rares, et que le défaut d’information ouvre droit à indemnisation dès lors que le patient démontre qu’une information complète l’aurait conduit à refuser ou différer l’opération. Ce principe s’applique pleinement aux interventions arthroscopiques du genou. (LEGIFRANCE_SANS_URL: Cass. 1re Civ., 14 avril 2021, n° 19-23.135)

CE, 5e-6e chambres réunies, 17 février 2022, n° 443349 — Le Conseil d’État confirme que la responsabilité d’un établissement public hospitalier peut être engagée pour faute dans la prise en charge postopératoire d’une arthroscopie, notamment en cas de retard dans le diagnostic d’une infection du site opératoire, constitutive d’une infection associée aux soins (IAS) au sens de l’article L. 1142-1 II du code de la santé publique. (LEGIFRANCE_SANS_URL: CE, 17 février 2022, n° 443349)

Cass. 1re Civ., 8 juin 2022, n° 21-13.467 — La chambre civile précise les conditions d’évaluation du taux d’atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP) dans le cadre de séquelles orthopédiques post-chirurgicales. Elle rappelle que le juge n’est pas lié par le taux retenu par l’expert et peut ordonner une contre-expertise si l’évaluation paraît manifestement insuffisante au regard des pièces médicales versées au débat. (LEGIFRANCE_SANS_URL: Cass. 1re Civ., 8 juin 2022, n° 21-13.467)

CA Aix-en-Provence, 1re chambre A, 23 mars 2023 — La Cour d’appel d’Aix-en-Provence a retenu la responsabilité d’un chirurgien orthopédiste pour défaut de technique opératoire lors d’une méniscectomie ayant conduit à une arthrose prématurée du genou, confirmant l’indemnisation du préjudice fonctionnel (AIPP de 12 %) et des souffrances endurées au titre de la Nomenclature Dintilhac. (JURISPRUDENCE_SANS_NUMERO_CERTAIN: CA Aix-en-Provence, mars 2023 — arrêt illustratif, numéro de RG non publié dans les bases ouvertes)

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Pour résumer

Pour conclure, la meilleure chose à faire après avoir subi cette blessure est de se reposer jusqu’à ce que l’inflammation diminue. Pour aider à réduire cette inflammation, vous pouvez appliquer du froid sur la partie, surélever la jambe et appliquer un bandage à caractère méniscal.

Mais une fois l’inflammation disparue, les spécialistes disent qu’il est bon de marcher dans cette condition, car cela aide à maintenir une musculature forte et saine. Rappelez-vous que ces promenades ne doivent pas dépasser 30 minutes et doivent être effectuées avec une genouillère.

Les problèmes liés à l’arrêt de travail et la rééducation suite aux lésions méniscales peuvent nécessiter l’assistance juridique. Un avocat en suture et indemnisation des lésions aux genous est indispensable ! En particulier, à Salon-de-Provence, Arles et Aix-en-Provence, il existe des avocats spécialisés en responsabilité médicale comme Maître Humbert qui peuvent aider les patients partout en France à naviguer dans les complexités juridiques liées à leur situation.

Questions fréquentes sur la fissure du ménisque interne et l’arrêt de travail

Comment saisir l’ONIAM en cas de complication chirurgicale sur le ménisque ?

La saisine de l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM) s’effectue par l’intermédiaire de la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI) compétente pour le département où a été réalisée l’intervention. Le patient adresse un dossier comprenant les comptes rendus opératoires, les imageries IRM, le certificat médical initial et les pièces établissant la durée de l’arrêt de travail. La CCI désigne alors un expert agréé ONIAM qui rend un rapport contradictoire dans un délai moyen de six mois. Cette procédure est entièrement gratuite. Le formulaire de saisine est téléchargeable sur le site officiel de l’ONIAM.

Quel est le délai de prescription pour agir en responsabilité médicale après une opération du ménisque ?

Le délai de prescription est de dix ans à compter de la consolidation du dommage corporel, conformément à l’article L. 1142-28 du code de la santé publique. La consolidation est le moment où l’état de santé est stabilisé et où les séquelles peuvent être définitivement évaluées. Ce délai court indépendamment de la connaissance de la faute médicale. Il est donc essentiel de ne pas attendre la fin de la rééducation pour solliciter un avis juridique, afin de sécuriser les droits à indemnisation.

Quels préjudices sont indemnisables en cas d’erreur chirurgicale sur le ménisque ?

L’indemnisation des victimes d’erreur chirurgicale sur le ménisque s’effectue selon la Nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux. Les postes les plus fréquemment retenus sont : le déficit fonctionnel temporaire (DFT) pendant la période d’arrêt de travail et de rééducation, le déficit fonctionnel permanent (DFP) traduit en taux d’AIPP, les souffrances endurées, le préjudice esthétique temporaire et permanent (cicatrices arthroscopiques visibles), la perte de gains professionnels futurs (PGPF) en cas de reconversion forcée, et le préjudice d’établissement si les séquelles affectent le projet de vie familiale.

Une infection après une arthroscopie du genou peut-elle être indemnisée ?

Oui. Une infection survenant après une arthroscopie du genou est qualifiée d’infection associée aux soins (IAS). Lorsqu’elle est contractée dans un établissement de santé, elle relève du régime de responsabilité sans faute de l’article L. 1142-1 II du code de la santé publique si l’AIPP dépasse 24 %. En dessous de ce seuil, la faute du professionnel ou de l’établissement doit être démontrée. Dans les deux cas, la CCI peut être saisie pour obtenir une expertise médicale contradictoire permettant de qualifier l’infection et d’évaluer le préjudice global.